Faire la guerre aux pensées, c'est tuer la poule aux oeufs d'or

Lorsqu'on découvre que nos pensées sont la cause de notre souffrance, on part en guerre contre elles. Cela paraît logique mais ce n'est pas judicieux.


Les pensées stressantes : amies ou ennemies ?

La pression que nous mettent les pensées, sous forme de malaise, de charge émotionnelle et d'inconfort physique nous pose un gros problème : personne n'aime faire face à ce genre de mal-être.

Dans un article précédent "Voilà ce que j'aime dans le Travail de Byron Katie", nous avons vu que derrière toute souffrance, se cachent une ou des pensées que l'on croit souvent même sans s'en rendre compte.

Le Travail de Byron Katie ne sert pas à dégommer les pensées

Une fois que l'on a compris que ce sont les pensées qui sont la source de notre mal-être, on les appréhende généralement d'une de ces deux manières : 

  1. Essayer de s'en débarrasser à tout prix. C'est une réaction réflexe qui somme toute semble logique.
  2. Utiliser leur pouvoir et leur puissance pour s'en libérer, un peu comme dans certains arts martiaux où on se sert du poids et de la force de l'adversaire pour le neutraliser.



Dans la première approche, on déterre la hache de guerre contre la pensée et on fait tout pour faire taire le mental ou s'en distraire : 

- par la manière forte : alcool, crises boulimiques, s'affaler devant la télé pendant des heures et autres addictions classiques. 

- avec des moyens plus doux, notamment, en essayant de submerger les pensées stressantes par des pensées positives, en méditant pour les éloigner, comme le décrit Byron Katie dans ses vidéos, ou en faisant de la musique, du sport ou de la danse pour les évacuer.


Dans les deux cas, clairement, on essaie de museler le mental. Qu'on lui dise "Ferme-la" ou "Et si on parlait d'autre chose", on ne veut plus l'entendre celui-là !

Et il faut déployer de plus en plus de contrôle (boire de plus en plus, manger de plus en plus, faire de plus en plus de sport....) pour arriver à quel résultat ? 

Tout ceci est vain. Même si tu arrives à les faire taire à court terme, les pensées indésirables reviendront. Elles reviennent toujours. C'est aussi prédictible que la marée. La persistance est leur qualité première, car c'est leur manière à elle d'être une forme d'amour... Mais là, je vais un peu vite. 



Pourquoi j'aime de plus en plus mes pensées stressantes

Voici ce que j'ai remarqué depuis que je pratique l'investigation ( suis le parcours sur le schéma) :

L'effet du Travail de Byron Katie sur mes humeurs
L'effet du Travail de Byron Katie sur moi au fil du temps
  1. Je vis ma vie pépère, tout va bien
  2. Tout d'un coup, je me retrouve dans une situation stressante
  3. Mon niveau de bonheur en prend un coup
  4. Je me décide (enfin) à investiguer ce que je pense dans la situation en question
  5. Non seulement je remonte la pente, mais je me sens encore mieux  qu'avant
  6. Jusqu'à ce que je rencontre une autre situation qui me stresse
  7. Cette fois-ci, je me sens moins mal et j'agis plus vite
  8. Non seulement, je remonte la pente, mais je me sens encore mieux
  9. De mieux en mieux, c'est cumulatif


Au fil du temps, les aléas de la vie ont de moins en moins de prise sur moi. 

Je prends même plaisir à aller fouiller dans les recoins de mon mental pour y dégoter des pensées stressantes, sans attendre qu'elles soient déclenchées par des circonstances adverses. 

Le Travail devient préventif et on se sent de plus en plus léger. 

Dans ce cas de figure, on voit bien que les pensées même les plus effrayantes et pesantes sont nos alliées : elles sont la clé de notre libération. 



La résistance

J'ai souvent remarqué comme un temps de latence, avant que ne remonte mes manches et me mette au Travail (entre les points 3 et 4).

Soulager sa souffrance avec le Travail de Byron Katie

Pourtant,  mon expérience m'a montré, au fil des années, que toute situation stressante pouvait être investiguée, résolue et même m'amener vers de plus en plus de légèreté de coeur et d'esprit. 

Alors comment se fait-il que je ne me lance pas tout de suite dans ce Travail, que je me complaise dans le stress ?

A l'intérieur de moi, il y a comme plusieurs stations de radio. Il y en a une qui émet des "Attention, danger !" et l'autre, beaucoup plus discrète qui attend patiemment que son message soit entendu.

Celle qui crie, c'est la voix de l'égo, de cet enfant perdu. Elle émet des objections, des plaintes, des mises en garde.

Voici sa chanson : 

"Cette fois-ci, quand même, ne me dites pas que j'ai rêvé, telle ou telle personne m'a vraiment fait du mal"

"Elle na va tout de même pas s'en sortir comme ça"

"Là, le Travail ne va pas marcher"

Et si on va creuser un peu plus profondément, on trouve qu'il a tout simplement peur de perdre quelque chose.



C'est l'égo qui paye la facture

Les pensées tournent en boucle

Car au fur et à mesure que je remets mes pensées en question...

  • Je découvre que je m'étais trompée : je croyais (selon les circonstances) que j'avais vécu quelque chose de terrible, qu'on m'avait fait du mal, que je ne m'en remettrais jamais.... Et ben non, ce n'était pas vrai.
  • Les histoires que je me raconte ont de moins en moins d'emprise sur moi ; elles deviennent même marrantes : "Comment ai-je pu croire une chose pareille" !
  • Avoir raison (le surkiffe de l'égo) perd de son attrait. On préfère la paix et ce fabuleux état autant léger que curieux : le mental qui ne sait pas, qui sait qu'il ne sait pas et qui ne s'en porte que mieux.

Petit à petit, il perd de son emprise et au lieu de gober tout ce qu'il nous présente comme histoires, on gagne en recul et en discernement... On finit par le trouver plutôt mignon.

Pourquoi lui faire la guerre ? Alors qu'il fait partie intégrante du chemin de libération.... Un chemin que je t'invite à emprunter ensemble dans le programme complet "Vivre le Travail de Byron Katie".



Dans le Travail de Byron Katie, les pensées sont accueillies avec compréhension

Les méthodes dissuasives sont tout l'inverse de l'approche que l'on retrouve dans le Travail de Byron Katie où chaque pensée est accueillie, sous-pesée, remise en question et appréciée pour ce qu'elle nous apporte : la fin de la souffrance et la liberté.

Tout ça peut paraître bien utopique au premier abord, hors d'atteinte, "pas pour moi..." Et pourtant, le Travail aide maintenant des centaines de milliers de personnes de par le monde, tout aussi ordinaires que toi, à se libérer de leurs pensées stressantes.

Alors, comment s'y prendre pour aborder ses pensées avec compréhension et amour alors que ce sont elles qui sont la cause de notre malheur ?

De manière empirique : seules la pratique, l'expérience directe seront convaincantes et il suffit de goûter, ne serait-ce qu'une fois, à l'état de conscience auquel l'investigation peut mener pour qu'un déclic se produise, que la lumière rentre. 

Tu veux essayer ? Prenons rendez-vous pour une séance découverte ensemble.

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Margot 🌻